Depuis des années, les réformes succèdent aux réformes dans le service public de l'enseignement. Le fil rouge de ces réformes s'intègre dans la
RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) et la réduction drastique des personnels comme objectif affiché. Derrière cette volonté de "
rationalisation" et de "
performance" on voit poindre un schéma classique d'attaque des services publics déjà déployés dans d'autres secteurs : énergies, transports, communication et même santé. Sous couvert d'efficience c'est surtout une double stratégie de désengagement de l'état de ces fonctions régaliennes : économie budgétaire par la fermeture de postes et de classes qui conduisent à des manques rendant le service bancal. Induisant une perte de repères des acteurs et un déficit de crédit auprès des populations. Ceci préparant délibérément l'ouverture aux entreprises privées, dans l'enseignement comme ailleurs.
Cette volonté de remplacer les services publics par des acteurs privés en leur offrant ainsi gratuitement de nouveaux marchés est inscrite dans la politique générale depuis l'
AGCS qui a affiché clairement les objectifs libéraux :
ouvrir l'ensemble des services publics au secteur marchand.