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mardi 30 juin 2009

Manger Bio à Cognac.

photo : Manuel | MC
La nourriture bio est une tendance de fond pour certains et une mode pour d'autres, toujours est-il que l'offre s'étoffe et que les choix se diversifient, même à Cognac.
Un produit alimentaire issu de l'agriculture biologique est un aliment  qui a été produit sans engrais, ni pesticides et qui n'est pas un OGM. Ce modèle de production favorise la biodiversité et respecte au mieux l'environnement, il permet en plus de se nourrir de manière saine.

Attention : ne pas condondre
L'agriculture bio est radicalement différente de l'"agriculture raisonnée", à ne pas confondre. "Raisonné" signifie que l'on utilise peu de pesticides ou d'engrais chimique. "Bio" le producteur n'en n'utilise pas du tout et la culture est réalisée sur des sols propres et sans aucun produit de synthèse.
Il ne faut pas non plus confondre bio et équitable, ce sont 2 notions différentes mais pas incompatibles. Bio est lié aux techniques de production et la qualité du produit alimentaire. Equitable signifie que le producteur du bien (pas forcément alimentaire) reçoit un paiement raisonnable lui permettant de vivre normalement.
Le terme bio est aussi très utilisé actuellement dans toutes sortes de domaines. Son sens initial (et labelisé) signifie que le produit est issu de l'agriculture biologique et qu'il contient au minimum 95% de composant bio. Cela s'applique presque exclusivement à des produits alimentaires ou peu travaillés. Ainsi parler de shampooing bio est absurde, de même qu'une essence bio (éthanol ou diester) est totalement abherrant, il s'agit d'agrocarburants et en aucun cas de biocarburants. Un plat préparé "bio" est un peu décalé, cela signifie que l'on utilise des produits de première qualité, produits avec un cahier des charges strict, pour fabriquer industriellement un plat a réchauffer : c'est la moitié du chemin de parcouru, et pas forcément la bonne moitié.
L'utilisation irraisonnée du terme "bio" à toutes les sauces crée de la confusion qui décridébilise la vraie filière bio.

dimanche 23 décembre 2007

Une année sous le signe des OGM en Charente

Cette année la Charente reçoit pour la première fois l'honneur de l'expérimentation de la culture d'OGM avec 280 ha de plantations de maïs génétiquement modifié Monsanto 810™.

L'expérimentation en plein champ en France existe depuis quelques années, mais c'est la première fois que notre département est élu. Cette année c'est donc 35 parcelles représentant 280 hectares (460 ha au total en Poitou-Charentes) qui sont officiellement cultivés. Officiellement car il s'agit là des parcelles enregistrées et si la déclaration est obligatoire elle n'est pas contrôlée. Au total ce sont donc 22 650 hectares "expérimentaux" qui sont cultivés en France cette année. Green Peace France a lancé la construction d'une carte des parcelles OGM, mais a du retirer celle-ci de leur site Français après une action en justice de l'état à leur encontre.

Le ministère de l'agriculture a mis en place cette année un nouveau fonctionnement afin de se prémunir des acteurs anti-OGM. Désormais les sites cultivés ne sont pas connus précisément, seule une liste indiquant les cantons est proposée par les services de l'état depuis le mois de juillet.

samedi 20 mai 2006

OGM : la réponse de Jacques Bobe, le député qui ne vous écoutera pas.

Préoccupé par le sujet OGM et face au projet de loi du gouvernement visant a augmenter les surfaces OGM en France, j'ai envoyé un courriel à mon député Jacques Bobe (j'avais pas voté pour lui en 2002 mais c'est lui qui a été élu avec seulement 394 voix d'avance) sur ce sujet.
Ce que je savais pas c'est que ma compagne avait fait de même quelques jours plus tôt.

Nous avons donc reçut 2 réponses de J. Bobe à nos préoccupations, partagé par 78% de la population française.
La première réponse très détaillée était étonnante car elle ne semblait pas répondre vraiment au courrier de ma compagne. Mais le plus surprenant fut la seconde réponse (à mon propre courriel) car il s'agissant exactement du même document ; on comprend mieux le décalage entre les questions et les réponses puisqu'il ne s'agit que d'un courrier-type.
J. Bobe s'y fait le défenseur du projet gouvernemental et ne répond à aucune des préoccupations exprimés et dont le seul véritable argument est de ne pas laisser la France se faire dépasser technologiquement sur le sujet des OGM afin de rester dans la compétition internationale ; les questions de risques sanitaires et environnemental sont évacués sans autre forme de procès. Nos représentants ne nous ont pourtant pas démontrés leurs aptitudes a bien appréhender ce type de risques (vache folle, sang contaminé, amiante...) et les pollutions OGM en Espagne démontrent bien le connaitre.

Il ne semble donc que nos représentants politique ne soient pas à l'écoute des citoyens, la réponse automatique de Jacques Bobe en est la preuve.
Rappelons que ce projet de loi a été présenté au Sénat du 21 au 23 mars, que nos sénateurs tellement préoccupés par le sujet était 49 pour ouvrir le débat sur 331 "élus", un taux d'absentéisme de 85% (ce n'est malheureusement pas un record). Projet voté en première lecture à 57%.
Pendant ce temps-là la Pologne, plus "couillu" que la France sur ce sujet, vient de mettre en œuvre un moratoire total sur la culture des OGM ; c'est le 7ème pays européen a prendre ce type de mesure.

Il ne reste plus aux citoyens qu'à se prendre en main afin de montrer aux industriels du secteur alimentaire leurs choix en la matière. Ce n'est qu'en s'informant, en faisant bien attention a acheter des produits non-OGM et en faisant savoir a ces industriels que les produits OGM n'ont pas de marché qu'ils reculeront ; là ou nos politiques échouent, la pression économique directe peut réussir.

Aujourd'hui les produits contenant plus de 0,9% d'OGM doivent avoir cette mention sur la liste des ingrédients, il convient d'être vigilant. En france on trouve peu de produit contenant directement des OGM (la pression des consommateurs suffit pour le moment), par contre beaucoup d'animaux sont nourris aux OGM et là aucun étiquetage sur les produits finaux (viandes, lait, œufs, biscuits, aliments pour bébé) ; seuls les aliments sont directements étiquetés et donc seul le producteur détient cette information. Le projet de loi actuel ne change rien sur ce point.
Il convient donc de faire comprendre nous même aux producteurs et fabricants que cela n'est pas acceptable.
Greenpeace mène une campagne dans ce sens avec son guide "détective OGM" qui essaye de recenser les produits issus de l'agriculture OGM et ceux réellement garantit sans ; c'est un outil important pour le citoyen concerné. N'hésitez pas à écrire directement aux fabricants, distributeurs et vendeurs des produits que vous consommez pour leur demander si leurs produits sont réellement garantis sans aucun OGM tout au long de la filière et ce qu'il compte faire pour nous informer.
C'est à mon sens la pression la plus efficace : si il n'y a pas de marché, il n'y aura pas de production ; retournons la logique industrielle contre ses promoteurs, c'est le seul language qu'ils comprennent.

Pour aller plus loin :